Résumé
Au huitième tome du "Temps immobile", il n'est plus nécessaire de présenter une entreprise unique en son genre. Commencée il y a dix ans, elle a désormais ses fidèles, ses passionnés, ses exégètes et sa place retenue dans l'histoire littéraire de notre époque.
Avec "Bergère ô tour Eiffel", Claude Mauriac poursuit sa quête de reflets et de concordances; il élargit encore un peu plus le champ de ses investigations à mesure que les années coulent, comme se propage une onde à la surface des eaux.
De l'adolescent qui traçait les premières lignes de son journal, en 1927, au septuagénaire d'aujourd'hui, grand-père à son tour, cette analyse spectrale d'une vie s'arrête surtout, cette fois-ci, à la période de l'Occupation et aux plus récents événements, traquant les liens secrets qui les unissent à quarante ans de distance.
Après la mort d'une mère, à l'heure des partages, des renoncements , des maisons qu'on abandonne et des amis qui vous quittent, nombreuses sont les ombres qui surgissent de ce montage mélancolique et minutieux. Elles se nomment ici Cocteau, Jouhandeau, Georges Auric, Chardonne, Jean Prévost, t'Serstevens, Duhamel, compagnons parmi d'autres de cette merveilleuse promenade sans fin, qui ruse avec le temps et rend aux passés divers la frémissante vérité d'un éternel présent.