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Je Suis Une Mal-Blanchie

Général

Sous-titre: La Vie Aventureuse D Une Cousine de L Oncle Tom 1805 1881
Auteur: Seacole, Mary J. Grant
Format:

Publication

Maison d'édition: Phébus
Édition:
Année copyright: 1994
Année de publication: 1994
ISBN#: 2-85940-310-8
Pages:
Traducteur: Mouchard, Christel
Langue:

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Mary Seacole, la "mal-blanchie", est née en Jamaïque en 1805, d'un père écossais et d'une mère descendante d'esclave affranchi. Très jeune, elle se retrouve sans parents. D'un métier à un autre, sur un simple coup de tête, elle décide de partir à la découverte de deux continents. Elle a vécu quelques-uns des moments les plus impor¬ tants de ce siècle, jusqu'à ce que " Mamie Seacole", comme ses amis d'infortune la surnommaient, entre¬ prenne cette autobiographie.

Un livre riche en événements : c'est une des premières apprécia¬ tions que le lecteur peut se dire en le refermant. Incapable de rester longtemps à un même endroit, Mary Seacole quitte la Jamaïque très jeune, afin d'aller vers cet ailleurs qui ne cessera de l'animer sa vie durant. Non sans emporter dans ses bagages quantités de qualités utiles et utilitaires, que ce soit en matière de cuisine, d'organi¬ sation ou... de médecine.

Chaque étape de sa vie n'est qu'une occasion d'acquérir quelque connaissance nouvelle, qu'elle cherchera à expérimenter à l'étape suivante. C'est ainsi que du métier de cuisinière, qu'elle exerce pour gagner son pain, elle deviendra médecin par nécessité. Esprit intelligent et consciencieux, elle est aussi une femme géné¬ reuse, altruiste par nature. Sa vraie satisfaction tient dans le plai¬ sir de voir l'affamé rassasié, le malade remis sur pied. Mary Sea¬ cole est une personnalité tout sim¬ plement étonnante, considérant comme ses enfants les soldats blessés, humiliés par l'horreur de la guerre de Crimée, qui viennent

la voir, et les réconfortant comme tels.

Cette autobiographie est émaillée de réflexions sur elle-même. Fière d'aider son prochain, elle se montre presque honteuse de devoir se féli¬ citer, de se sentir félicitée pour une bonne action. Elle ne se sent bien que dans les lieux où règne la misère humaine, que ce soit à Navy Bay, à Gorgona, ou en Crimée. Sa générosité lui impose de se dévouer pour soulager les maux des hommes. D'où sa résolution d'aller toujours plus loin, de propo¬ ser ses services là où personne ne veut aller.

Le ton de son écriture pour expli¬ quer comment et pourquoi elle a agi, ainsi que les remerciements qu'elle en a reçus, peut paraître un peu pompeux, parfois même aga¬ çant, mais sa simplicité et sa philo¬ sophie de la vie lui servent ample¬ ment d'excuse. Dans l'épilogue, elle écrit : "Encore quelques mots et j'en finis avec ces égoïstes remarques. C'est bien sûr avec fierté et plaisir que j'évoque le comité récemment créé pour me soutenir. Et si je me laisse aller à la vanité d'en citer le nom des membres à mes lecteurs, c'est parce que chacun d'eux m'a connue en Crimée, et que l'assis¬ tance qu'il me prête aujourd'hui