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Poète et traducteur français, souvent appelé abbé Delille.
Fils naturel d'un avocat au présidial de Clermont, boursier du collège de Lisieux, professeur à Beauvais, à Amiens, puis au collège de la Marche, à Paris., il publia en 1769 une traduction en vers des "Géorgiques", qui le sortit de l'ombre, lui attirant les compliments du Grand Frédéric. Voltaire s'intéresse à lui et réussit à le faire entrer à l'Académie Française en 1774. Il se voit confier aussi la chaire de Poésie latine au Collège de France.
En 1782, "Les Jardins ou l'art d'embellir les paysages" obtiennent un réel succés et le comte d'Artois lui offre l'abbaye de Saint-Séverin, bénéfice dénué d'engagement d'entrer dans les ordres, d'où l'appellation d'"abbé".
Inquiété et ruiné pendant la Révolution, il voyagea en Suisse, en Allemagne, en Angleterre. En 1802, le Consulat lui rendit sa chaire.
Il vieillit aveugle comme Milton, comme Homère et fut, à sa mort, considéré comme un des génies de la poésie française. Il eut des funérailles triomphales.
Il ne propose plus, pour le lecteur moderne, que des documents historiques, tout en restant un versificateur adroit, ce qui fera l'admiration de Francis Ponge, au nom de la poésie "exacte".